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H2O Expédition
Compte rendu d'un voyage d'exception aux Galapagos

Compte rendu d'un voyage d'exception aux Galapagos

Printemps 2009, nous partons Julie, Eric et Fred (de l’équipe d’H2O Voyage) avec deux groupes de plongeurs : au programme deux croisières qui s’enchainent aux Galápagos.

Nous avons tous tellement rêvé et tellement parlé de cette destination mythique, que nous avons un peu de mal à réaliser que nous sommes enfin dans l’avion. Secrètement certains d’entre nous ont peur d’avoir trop idéalisée la destination et craignent d’être un peu déçus.
Les deux croisières seront bien à la hauteur de nos espérances…

Après 11 heures de vol, nous voilà arrivés en Equateur à Guayaquil pour une bonne nuit de sommeil. Le lendemain, nous prenons l’avion pour les Galápagos pour atterrir 2h00 plus tard sur l’île de San Cristobal, où l’équipe de l’Aggressor I nous attend avec un large sourire. Le décalage horaire aidant, un peu fatigués, nous nous dirigeons en mini bus vers l’embarcadère en silence. Chacun s’imprègne doucement de l’ambiance tranquille du lieu, de la chaleur et de la moiteur qui y règne… Arrivés sur le ponton une colonie d’otaries réveille tout le monde. « Aux appareils photos » !

Une fois installés dans nos cabines, nous partons pour une petite plongée de réadaptation, réglage du lest, reprise de contact avec l’océan, juste histoire de se mouiller un peu…
En fait c’est le bloc presque vide que nous remonterons sur le navire, après avoir joué dans 10 m d’eau avec les otaries qui nous ont régalées de leurs facéties et de leur grâce. On ne pouvait espérer meilleur accueil ! Ok nous sommes bien arrivés, les présentations sont faites, les sourires sont là, le rythme est donné et la croisière peut commencer…

Le lendemain nous nous réveillons non loin de l’île de Baltra, Walter, Nelson ou Lenin nos guides de plongées nous font faire deux plongées parmi des bancs de requins pointes blanches (obesus). L’après midi nous visitons la petite île de Seymour, Walter ou Nelson qui sont également naturalistes, nous expliquent les mœurs de la faune si particulière des Galapagos. Ici, pas un rocher, pas une plage sans voir des iguanes marins ou des otaries se faisant dorer au soleil. Pas un arbre sans admirer des frégates au goitre rouge gonflé. Pas un carré de terre sans un fou à pattes bleues couvant ses œufs ou faisant la cour à une belle en dansant. Pas un coin d’ombre sans un iguane jaune faisant la sieste… La vie est partout et ne semble pas dérangée par notre intrusion. Le voyage ne fait que commencer et déjà nous en avons plein les yeux…

Compte rendu d'un voyage d'exception aux Galapagos

Le lendemain au petit matin, l’île de Wolf qui nous a tant fait rêver est en vue. L’Aggressor I mouille à l’aplomb d’une falaise où nichent et crient des milliers d’oiseaux. Le briefing nous met l’eau à la bouche. « Vite tous aux annexes ! ». Dès la mise à l’eau c’est l’explosion de vie : bancs de carangues, raies aigles, des tortues un peu partout…. Mais tous, nous scrutons le bleu pour distinguer ces ombres qui semblent timides et pourtant si proches… Tant pis, malgré les consignes de rester à vue du récif, nous nous aventurons dans le bleu. Ils sont bien là, les ombres prennent petit à petit forme et très vite c’est un mur de requins marteaux qui vient à notre rencontre. Il y en a partout : à droite, à gauche, devant, derrière, au dessus, au dessous. Ils s’approchent en dandinant. De retour sur le récif la palanquée est un peu dispersée, chacun s’est accroché à son caillou et profite égoïstement de la ronde incessante que nous offrent les requins marteaux. Au bout de quelques minutes, chacun cherche (un peu) son binôme pour partager  la magie qui s’opère sous nos yeux. De retour sur le bateau il s’avère que le spectacle était le même pour chacun d’entre nous, à raison de 4 plongées par jour, de 14 paires d’yeux à chaque plongée, combien de requins cette armée de seigneurs pouvait-elle contenir ?

Nous étions tous venus pour ça, nous n’en espérions pas tant…

Le lendemain l’arc de triomphe de Darwin trône telle une porte d’entrée pour ce paradis terrestre devant l’étrave du navire.
La matinée commence fort, les semi rigides sont escortés par des dauphins qui sautent à près de 2 mètres au dessus de l’eau et encore mieux qui nous accueillent sous l’eau dès notre bascule arrière. Il y a un peu de courant et il nous faut descendre au milieu des carangues pour nous refugier proche du tombant. Nous évoluons la tête en l’air, qui tourne, vire en tous sens pour ne rien perdre du spectacle ! Bancs de poissons énormes, requins des Galápagos, vol de raies mobula, requins marteaux par groupe d’une dizaine d’individus, tortues… Accrochés au rocher c’est un festival, un foisonnement de vie que tout le monde en transe observe sans discontinuer.  
Cerise sur le gâteau : le premier groupe aura la chance d’apercevoir un requin baleine ; le deuxième groupe à plusieurs reprises, de nager et de se laisser dériver durant de longues minutes, en sa compagnie. En arrivant au palier en permanence escorté par les dauphins, on distingue le fond de sable à 20 m sous nos pieds, il semble animé d’ondulation. Petit à petit, il remonte et on aperçoit un balai de requins marteaux qui tournoient en quête de pitance au dessus du sable…

Après ces journées de folie et des plongées inoubliables entre Wolf et Darwin nous faisons route vers Bartolomé et Santa Cruz. Sur le chemin, un stop plongée à Cousin’s Rock (entre autres), histoire de voir que les Galápagos c’est aussi le petit avec hippocampes, poissons crapauds, gobies, blennies, nudibranches… Le tout sous l’air amusé et amusant des otaries !

Le dernier soir nous avons quartier libre sur l’île de Santa Cruz. Au restaurant en appréciant les « cebiches » et autres « empanadas », des images plein la tête, nous revivons notre semaine qui a passé bien trop vite ! Le 1er groupe aura vu un peu plus de requins marteaux alors que le second, un peu mieux les requins baleines, mais tous avons réalisés un rêve...

Compte rendu d'un voyage d'exception aux Galapagos

Apres cette croisière, c’est le retour à la civilisation sur Quito. Mais le séjour n’est pas terminé et nous poursuivons pour certains d’entre nous, notre périple de 4 jours en Equateur, pour un retour en douceur et très agréable à la vie « humaine ». Dans des paysages Andins grandioses, entre 3000 et 4300 m d’altitude nous irons à la rencontre des indiens sur les marchés de Otavalo ou Alausi, pour des échanges hauts en couleurs et en sourires… Nous approcherons le Cotopaxi (un des plus hauts volcans au monde, 5900 m) dans un paysage magnifique entre steppe, sommets enneigés et chevaux sauvages. Nous prendrons le petit train pour une descente vertigineuse dans la « Nariz Del Diablo » où nous dégringolons tantôt en marche avant et tantôt en marche arrière, pour atteindre le fond de la vallée. Et enfin nous visiterons la vieille ville de Quito où nous aurons la chance de participer à la relève de la garde présidentielle.

De retour en France nous avons tous beaucoup de mal à reprendre le rythme. Quel voyage extraordinaire ! Que de beautés sauvages sur notre planète !

Quelques commentaires "à chaud" au retour de cette croisiere plongée :

Nathalie Delpeyrat :  "dessus, les dauphins, dessous, les requins marteaux... variante : dessous, les requins, à côté, les otaries... on peut aussi remplacer "otaries" par "bancs de barracudas, de carangues", et même rajouter le passage d'un requin baleine. bref, les galapagos ont tenu leurs promesses avec des sites de plongée où nous n'avons croisé quasiment personne, luxe suprême"

Maryvonne Lanco : De retour depuis seulement quelques jours de notre expédition aux Galapagos, des souvenirs encore plein la tête, je tiens à remercier toute l’équipe pour l’organisation de ce voyage. Bateau très confortable, plongées inoubliables, super séjour en équateur malgré le temps pas toujours clément. Je soushaite à tous les plongeurs de pouvoir réaliser un jour ce rêve

Marie Moarbes : C’est un pays où le comité d’accueil est … surprenant : otaries disséminées ça et là sur la jetée ou les bateaux alentours, pélicans peu farouches, crabes rouges, frégates au goitre impressionnant… Où la banale (et plus subie que désirée) plongée de réadaptation se transforme en rêve de gosse : galipettes et émotions dans 7m d’eau avec d’audacieuses, amicales, très charmeuses et joueuses otaries… Où la danse du mâle Fou à Pattes Bleues pour séduire sa belle rendrait vert Fred Astaire… Où avec 99% de taux de satisfaction atteint devant le banc de marteaux, voilà que le requin baleine s’avise de passer, et puis les dauphins qui nous achèvent au palier avec l’aide des otaries (encore ! pff…)… Où pour éviter l’émotion de trop et l’arrêt cardiaque, je n’irais pas voir les pingouins de près… Où le poisson chauve-souris aux pulpeuses lèvres rouge d’origine, (non botoxées) ferait pâlir d’envie Béart, Belluci & Co… Où les tortues sont plus grosses que moi… Où les volcans sont habités, les musées sont ludiques, les œufs crus tiennent debout tout seul… Où j’ai vu la Narine du Diable et des Incas, … et je n’avais pas fumé ! C’était où ces Iles Enchantées, ce Milieu du Monde qui m’ont ensorcelée ? Ils appellent ça l’Equateur chez H2O…

Christine Feisthammel :
La nature a réuni aux Galapagos tout ce qu'un plongeur rêve de voir une fois dans sa vie. Requins de toutes sortes, raies, tortues, otaries, dauphins, requin baleine, hippocampe, poisson crapaud. La liste est longue sans compter tous les poissons que nous avons ignoré ! Si la vie sous-marine est exhubérante, la partie terrestre nous a réservé de belles surprises : iguanes, tortues géantes, chaines de volcans incroyables. Un coup de coeur particulier pour la fabuleuse dégustation de fruits et le musée du soleil. Une expédition, hors du commun, menée de main de maître pour que nous puissions en profiter à 200%. Merci et c'est quand la prochaine fois ?

Ines Dieleman : Eh bien le fait est que je ne me remets pas. Je rêve toutes les nuits que les murs deviennent liquides pour me retrouver sous l'arche magique de Dawin Island. Les sensations de ces plongées deviennent surréalistes avec le temps...Tellement incroyables que c'est comme si je ne les ai jamais vécues. Le mélange des paysages enchantés et sauvages avec celui des plongées...marteaux dauphins raies, un paradis du gros..inouï. Avec tout ça une grande sensation de sérénité règne au centre de toute cette faune terrestre et sous- marine pas du tout effarouchée par notre intrusion dans leur univers. Que dire un voyage inoubliable...cumuler deux séjours n'aurait pas calmé mon émerveillement. je me suis juré d'y retourner!!


Ce voyage était tellement exceptionnel, que nous avons déjà réservé un bateau pour une nouvelle expédition du 19 au 29 mai 2010. Avec pour changer une extension en Amazonie ! Contactez Julie : jbarkallah@h2ovoyage.com

H2O Expédition
Compte rendu Papouasie

Compte rendu Papouasie

Voyage de l’année H2O Expédition 2008 Papouasie Nouvelle-Guinée

Le 25 mai, après une minutieuse préparation, notre petit groupe de 14 plongeurs passionnés, dont 3 de l’équipe H2o, s’envole pour la Papouasie Nouvelle-Guinée. Le 27 mai, après une vingtaine d’heures de voyage, nous arrivons sur cette terre d’aventure dont nous avons tant rêvé ces dernières semaines.

A Port Moresby un peu fatigués mais ravis, nous irons découvrir cette petite capitale isolée des autres villes du pays en passant par le jardin botanique et le musée d’art mélanésien. Les  immeubles officiels et les bâtiments administratifs, nous semblent bien irréels face aux fatras général qui règne alentour et au bric-à-brac des habitations. Un premier contact qui nous permet de commencer à nous imprégner de l’ambiance si particulière qui règne ici.

En début d’après midi par le hublot de l’avion qui nous mène à Alotau (1hoo de vol au sud du pays), nous prenons la dimension de ce pays à la géographie tourmentée et montagneuse, recouvert d’une forêt tropicale très dense. Aucune route, aucune ville, aucun signe d’urbanisme n’est visible avant d’atterrir sur la piste du petit aéroport. Nous sommes attendus par l’équipe du « Tawali Resort » pour deux heures de route et de piste entre plantations de palmiers à huile et mer d’un bleu intense. Après 30 minutes de bateau nous découvrons un petit coin de paradis où nous prenons possession de nos bungalows pour une nuit réparatrice et bien méritée.

Le lendemain matin au réveil c’est l’émerveillement ! Imaginez une montagne aux pentes raides qui tombe dans l’océan, une forêt tropicale où résonnent les cris de nombreux oiseaux, et vous sur la terrasse de votre bungalow surplombant  un récif qui colore de bleus, de verts, de turquoises la mer calme à perte de vue. Le rêve est là devant nous.

Après un bon petit déjeuner, nous allons rejoindre le bateau de plongée où nous attendent nos guides et nos blocs déjà équipés par l’équipage. Le bateau construit et pensé spécialement pour les plongeurs est très spacieux, il nous est réservé pour toute la semaine. Nous avons choisi une formule alternant un jour sur deux, deux plongées le matin et deux plongées l’après midi avec déjeuner au resort ou sortie à la journée sur des sites plus éloignés pour 3 plongées avec repas du midi à bord.

Dès notre première mise à l’eau, le sentiment d’avoir le privilège de nous immerger sur des sites vierges et éloignés de toute activité humaine nous est immédiatement confirmé. Tawali est le seul resort de plongée à des centaines de kilomètres à la ronde ; on y accède seulement par bateau.

Dans une eau claire à 29C°, sur des sites aussi variés depuis les tombants vertigineux, les plateaux de corail, les récifs colorés de gorgones et d’alcyonnaires, aux « muck dive » sur fond de sable noir, c’est une explosion de vie. Pour qui sait regarder il n’est pas un trou, un alcyonnaire, une gorgone qui ne soit colonisé par la vie ; crabe, porcelaine, hippocampe pygmée, poissons pipes, nudibranches, rascasses merlet etc.… Nous sommes au paradis des photographes sous-marin.

Durant tout notre séjour à Tawali nous avons pu apprécier la très grande diversité des sites l’organisation des journées, la gentillesse de nos guides sans qui nous serions passés à coté de beaucoup de choses… Et même si les amoureux de macro en ont plein la tête, nous avons pu voir des bancs de poissons, de barracudas, de carangues, des requins gris, des requins pointes blanches, des requins carpette et même un requin baleine pour certain d’entre nous !

En fin de séjour nous avons effectué une excursion nous faisant découvrir un village hors du temps, dernière tribu après la forêt vierge.

A la suite de ces merveilleuses découvertes sous-marines, nous quittons trop vite Tawali pour poursuivre notre expédition à la rencontre de tribus papoues. Une halte d’une nuit à Port Moresby nous laissera le temps de rêver de nos prochaines escales, intrigantes et pleines de surprises.

Compte rendu Papouasie

Le lendemain matin, nous nous envolons pour Mont Hagen où nous attend un « petit coucou » de 7 places à destination de Karawari situé en plein cœur de la forêt et de la région de la Sepik River.
A notre arrivée, le pilote prépare le décollage. Perché sur un escabeau, il vérifie le niveau de kérosène dans chaque aile au moyen d’une règle graduée en bois ; la Papouasie nous offre son lot de situations insolites tout au long de cet étonnant périple dans les hauts plateaux.  L’un d’entre nous s’improvisera copilote en s’installant au coté du commandant de bord… 

Après une heure de vol, notre commandant nous prévient que nous allons atterrir. Depuis le hublot nous ne voyons aucune piste et avons l’impression de raser la canopée ! Dans un dernier virage au ras des arbres, se dessine au milieu de cette forêt inextricable une piste en herbe.  Au bout de celle-ci un abri de pandanus sert de salle d’attente. Un vieux tracteur transporte nos bagages jusqu'à la rivière Karawari (un des nombreux bras du fleuve Sepik). Les premiers enfants nus, intrigués,  nous accompagnent jusqu’à la rivière où nous accédons à un bateau par un escalier creusé au « coupe coupe » dans la glaise. L’émotion se lit sur chacun de nos visages et le sourire aux lèvres nous nous laissons porter par un dépaysement total.

Dans une ambiance coloniale, notre hôtel, perdu en pleine jungle offre une vue superbe sur la rivière et la forêt vierge à perte de vue. Durant notre séjour, nous partirons chaque matin en bateau à la rencontre des tribus Arambak. Au fil des villages nous découvrons les maisons sur pilotis entre jungle et rivière, les pirogues amarrées à des piquets d’où se jettent à l’eau de nombreux enfants… Parfois au détour de la rivière, nous tombons face à un pêcheur de crocodiles fier de nous exposer sa pêche du jour à bout de bras… Ici le temps semble s’être arrêté et l’ambiance y est plutôt paisible. Nous admirons les danses traditionnelles, appréhendons leurs coutumes, goutons des chenilles grillées et autres bonbons ! A chaque fois nous sommes accueillis par de larges sourires… Mais est-ce simplement par gentillesse ou du fait de nos « dégaines » ?!... chose certaine, l’étonnement et l’intérêt est mutuel…

Compte rendu Papouasie

Après 3 nuits loin de tout, nous retrouvons notre pilote, destination les hauts plateaux. Le vol qui nous mène à Tari est superbe avec des paysages qui changent sans cesse, forêts, montagnes, cascades, plaines, nous avons l’impression d’avoir survolé 20 pays différents…  Arrivé sur le tarmac une foule colorée, coure et s’agglutine contre les grillages de l’aéroport. Notre pilote nous explique que c’est jour de marcher et que l’arrivée d’un avion est chaque fois un événement…

1h30 de minibus 4x4 et nous parvenons à L’Ambua Lodge situé à environ 2000 mètres d’altitude avec vue panoramique sur la vallée de Tari entre montagne aux verts intenses et prairies. Une flambée dans la cheminée nous accueille, le temps de poser nos bagages et déjà nous partons en balade autour de l’hôtel, certains pour tenter d’observer les fameux oiseaux du Paradis d’autres pour suivre le chemin des cascades ou celui des orchidées…

Les jours suivants nous partirons à la rencontre des tribus Hulis, ces peuples des montagnes aux visages burinés et à l’esprit guerrier. Nous suivrons le parcours initiatique des Wigmen (homme perruque), nous profiterons de quelques danses tribales des Hulis au corps peint d’argile et aux perruques décorées des plumes des plus beaux oiseaux de paradis, nous rencontrerons le médecin des esprits… Nous avons aimé découvrir leur univers, toujours fascinés par notre venue comme aux premiers jours de leur découverte de la civilisation occidentale.

Au bout de 4 jours nous sommes de retour dans l’avion, l’aéroport toujours assailli de visages curieux. Nous retournons à la « civilisation » riches de ces rencontres hors du temps et un peu déboussolés.

Avides de plongées, nous ne pouvions finir notre périple sans une dernière immersion. Quelques jours à Loloata nous offrent la chance d’observer différentes rascasses merlet et de rapporter quelques belles images sous marines…

Ainsi s’achève la seconde expédition H2o, un nouveau rêve de plongée…

A très vite pour de nouvelles aventures, les Galapagos, les voyages « bio » et d’autres destinations surprises…

Portfolio de la destination

Cliquez ici pour voir le portfolio
H2O Expédition
Compte rendu Sardine Run

Compte rendu Sardine Run

Voici comme promis nos impressions et quelques images de notre périple en Afrique du Sud où nous avons participé au Sardine Run et  plongé au milieu des requins tigres.

Après un transfert assez facile entre collines et plantations de thé, nous arrivons au « Mbotyi River Lodge » (à 5h30 de route au sud de Durban) dans un décor somptueux promesse d'une belle aventure…  Dans une ambiance de dépaysement total, s’ouvre devant nos yeux un paysage à couper le souffle. Un plateau de plus de 500m d’altitude finit sa course vertigineuse dans l’Océan Indien. Entrecoupé ça et là de des canyons escarpés où serpentent des cours d’eau qui se jettent en cascade dans la houle de l’océan ou par des collines arrondies donnant sur de belles plages balayées par les vagues.

Pour ne rien rater du séjour, on vit au rythme du soleil. Debout à 6h00 et rendez-vous à 7h00 sur la plage après le petit-déjeuner, c’est là que l’aventure débute réellement.
On commence par étudier la cadence des vagues pour choisir le moment opportun afin de traverser (les pieds bien calés dans les foots straps du semi-rigide) la barre continuelle du ressac.
Une fois passée cette barrière de vagues, l’océan semble soudain tranquille. Mais en apparence seulement, car très vite, sous l’eau comme sur l’eau, on perçoit une activité intense. Un cadencement infernal, rythmé par des centaines de dauphins, à la recherche des fameuses sardines.

Nous scrutons l’horizon, le spectacle est en surface ! Des dauphins s'activent, tantôt paisibles, tantôt à vive allure, et des escadrons d’oiseaux rasent la surface de l’eau, à la recherche comme nous du signal… Des baleines à bosse nous font l’honneur de naviguer à nos cotés… Tout à coup le top est donné ! Au loin un nuage qui virevolte, qui monte, qui descend et qui à mesure que l’on se rapproche se révèle être une cascade incessante d’oiseaux (principalement des fous), piquants tels des obus dans un bouillonnement d’eau.

L’excitation de la scène gagne tout le bateau et tout le monde saute sur son équipement pour un premier contact en apnée. A peine la tête sous l’eau c’est une symphonie de cliquetis qui accompagne un ballet incroyable de dauphins et de requins (obscur, limbatus, cuivre). Lancés à vive allure vers une « curée » que l’on imagine plus que l’on ne voit  du fait d’une visibilité très moyenne et de l'agitation. Pour cette première mise à l’eau, une fois arrivés à l’endroit où se déroule l’action, il ne restera que des écailles brillantes entre deux eaux…

Compte rendu Sardine Run

Mais il ne faut pas se décourager, chercher de nouveau "le signal" des oiseaux, et lorsque nous arrivons au cœur de l’action, l’attente est largement récompensée… Voir ces dauphins évoluer, suivis par des requins tout aussi véloces et précis, entendre un bruit d’impact assourdissant avant de se retrouver en face d’un Fou, nageant devant son masque une sardine dans le bec… Le spectacle est là, grandiose, unique et bien réel…                         
Retour sur la plage vers 14h00, des images plein la tête... L’après- midi, après un bon déjeuner, nous avons le plaisir de faire du « rase motte » en U.L.M le long des falaises, au-dessus des plages ou à la verticale des cascades. Sont aussi prévus des galops à cheval sur la plage, ou des balades superbes autour de l’hôtel.

A 21h00 après une journée bien remplie, un peu fatigués, il est tant d’aller dormir, impatients de remettre ça le lendemain…
Dans ce paysage grandiose le sentiment qui prévaut, c’est d’être un privilégiés et de découvrir une terre d’aventure encore vierge. Cette ambiance générale ne nous a jamais quittée tout au long du Sardine Run.

Pour le seconde partie du séjour nous voilà à Umkomaas (à 40’ au sud de Durban) où nous avons pris rendez vous avec les seigneurs de la mer : « les requins tigres » !   Ici aussi l’ambiance est à l’excitation. Un mélange de crainte et la certitude que l'on va vivre un moment intense nous habitent.
Après avoir passé la barrière du ressac, nous filons vers le large, les yeux rivés sur le marin qui préparer sa mixture (mélange de sardine et autres poissons plus très frais), le silence est de rigueur et les sourires parfois crispés !  A rrivés sur le site, le tambour de machine à laver renfermant le nectar à requin est mis à l'eau. Notre guide, un géant blond de 2 mètres au large sourire, nous fait un briefing complet non dénué d’humour.Puis, après une vingtaine de minutes d’attente, la bouée de surface en dérive, qui retient le précieux appât, semble secoué comme le bouchon d’une canne à pêche… C’est le signal il faut vite finir de s’équiper et au top se mettre à l’eau tous en même temps, « on se retrouvera à 8m de profondeur et gare aux retardataires »…

Compte rendu Sardine Run

Après la bascule arrière et les 2 secondes nécessaires pour prendre ses repaires, vite un tour d’horizon ! L’eau est claire et tout autour de nous une bonne vingtaine de gros requins gris, nous accueillent en nous frôlant.  Tout à coup devant nous, magnifiques ! Beaux ! Énormes ! Ils sont là : 3 requins tigres ! Ce sont vraiment des seigneurs très élégants, ils viennent à notre rencontre presque à nous toucher ! Sûrs d’eux, la nage placide, le regard curieux, ils nous feront l’honneur de leur présence durant plus d’une heure.

Nous ferons durer le plaisir de ces rencontres magiques 2 jours durant, avant de partir pour la réserve de Hluhluwe Umfolozi, à 3h00 de route au nord de Durban. Impossible en effet d'aller en Afrique du Sud sans aller à la rencontre de l'exceptionnelle faune terrestre du pays...

Durant ce périple la nature nous a offert au fil des jours un spectacle époustouflant, tant en surface que sous l’eau. Avec ce petit plus que nous étions tous venus chercher : l'esprit d'aventure qui rend la vie si belle et la sensation de liberté si grande...